Cette étude a été commandée par le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) par décision N°0174 D/MINFOF/SETAT/SG/DF/SDAFF/NMAP du 15 mai 2020, pour la réalisation d’un état des lieux des connaissances endogènes et scientifiques sur Prunus africana, un produit forestier non ligneux spécial du Cameroun. Il s’agit d’une espèce à usage multiple endémique des forêts montagnardes d’Afrique tropicale.

Au plan local, Prunus africana est utilisé comme bois d’énergie, bois de service et produit de la pharmacopée traditionnelle. Au plan international, ses écorces font l’objet d’un commerce important en raison de leur utilisation dans l’industrie pharmaceutique pour la fabrication de médicaments destinés au traitement de l’hypertrophie prostatique bénigne.
Au regard de l’importance de cette espèce et des pressions d’exploitation qui ont contribué à réduire ses populations et à dégrader ses habitats, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) l’a classée espèce vulnérable. Elle a été inscrite en 1995 dans l’Annexe II de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d’Extinction (CITES).
Ces pressions ont conduit à la suspension du commerce de l’espèce vers l’Union Européenne sur la période 2008–2010. Les sanctions ont été levées à la suite du renforcement des capacités du Cameroun à mieux appliquer la réglementation CITES sur Prunus africana, avec l’appui financier de l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT) et de la CITES, à travers le projet « Avis de Commerce Non Préjudiciable sur Prunus africana (Hook.f.) Kalkman ».
Ce travail a contribué à poser les bases d’une gestion transparente et durable de P. africana, en rapport avec les décisions adoptées à la CoP17. Au terme de l’étude, un atelier a été organisé au MINFOF pour la restitution des résultats et la consolidation d’un plan d’action portant sur les nouvelles orientations de recherche scientifique utiles pour une gestion durable de Prunus africana au Cameroun.



